Celle ou celui qui a pour responsabilité d’observer et d’interpréter les signes constituant les auspices, et de conserver les règles de cet art.
Augure Studio
Nous [Julie Pommier et Iana Vicq] avons fondé Augure Studio à Paris en 2021 après un parcours professionnel européen de plus de dix ans. Notre pratique allie maîtrise d’oeuvre, recherche et enseignement. Elle s’appuie sur un travail théorique transversal.
Une architecture consciente
Sensible aux signes d’un contexte économique, social et environnemental.
Intégrée dans une histoire et des usages, avec raison et modestie.
Équipe
Lila Geslot
Penser avec l’existant.
Matière première de nos projets. Cet existant ordinaire des territoires urbains et périurbains de la métropole parisienne.
Souvent absent ou écarté de la commande architecturale, il nous passionne. Concevoir avec l’existant répond à un impératif environnemental. Un nécessaire changement de paradigme : du monde de la construction à celui de la transformation. Réhabiliter, rénover, ne sont plus des alternatives, des enjeux lointains.
L’existant est une source d’inspiration inépuisable pour échapper à toute forme de standardisation de la production architecturale.
S’opposer à l’obsolescence programmée.
La rénovation énergétique répond à des besoins définis par une réglementation en constante évolution. Ses dispositifs sont donc, par définition, obsolètes.
Ces solutions industrielles préconçues ne sont pas adaptées à la diversité et à la complexité de l’existant. La qualité architecturale recule face à l’uniformisation du territoire par la standardisation. Faute d’intégrer l’architecte dans les dispositions légales, l’abandon de la cause architecturale s’accélère dans les territoires urbains et périurbains, particulièrement auprès des particuliers propriétaires.
Nous avons donc, dès 2021, ancré notre réflexion dans ces territoires, premiers impactés par cet ultimatum.
A24.94SN
Catégorie
Logement
Année
2026
Lieu
Saint-Maur-des-Fossés (94)
crédits photos
Arthur Crestani
Rénovation d'une maison de ville
Cette maison en pierres meulières du début du XXe siècle, caractéristique de la banlieue parisienne, avait fait l’objet dans les années 1990 d’une rénovation et d’une extension de mauvaise qualité, altérant la cohérence de l’ensemble bâti.
Le projet de rénovation s’attache principalement à réparer et consolider l’existant, à améliorer significativement les performances thermiques et à réintroduire des matériaux simples, durables et soigneusement mis en œuvre. Les combles sont isolés et rendus accessibles. Une lucarne est créée afin d’augmenter la hauteur sous rampant entre les deux fermes principales de la charpente, tandis qu’un nouvel escalier en chêne vient se superposer à l’escalier existant. Au rez-de-chaussée, l’entrée est déplacée au centre de la maison pour éviter l’accès direct dans le salon et permettre des espaces de rangement.
L’ensemble du projet s’inscrit dans une colorimétrie sobre, déclinée à partir des teintes de la pierre en façade.